Soja : la fin d’un règne absolument illégitime

Bonjour,

Aujourd’hui, Res Communis se concentre sur un sujet qui fait beaucoup parler de lui : le soja.

Alors qu’il envahit littéralement les rayons alimentaires, la plupart d’entre vous ignorent absolument tout (ou presque) à propos de cet aliment. Adulé par certains et décrié par d’autres, il est temps de faire le point une bonne fois pour toute.

Enquête …

 

La promotion du soja, (encore) une histoire d’argent

En analysant qui se cache derrière la promotion à outrance du soja, dans le monde entier, on trouve les plus grandes corporations de la pétro-chimie, de la médecine et de la finance. De Monsanto à Cargill, en passant par Bayer et Bunge [1], ils sont tous présents sur ce marché ultra-lucratif. Ces derniers disposent de moyens titanesques. Par conséquent, cela leur permet d’étaler un peu partout les prétendus bienfaits du soja.

Or, malgré des supposés bienfaits (miraculeux ?), la FDA (Food and Drug Administration) n’a toujours pas reconnu le soja comme un aliment « sans danger ». Cet organisme, à savoir « l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux », dispose en effet d’une liste des aliments GRAS [2] (« Aliments Généralement Reconnus Sans Danger ») … où le soja n’y figure pas.

Le 5 juillet 1997, la prestigieuse revue médicale The Lancet publiait un article intitulé « Exposition des nourrissons aux phyto-œstrogènes issus de laits maternisés à base de soja » [3]. Dans cet article, d’importants faits y sont révélés et les conclusions réalisées demeurent captivantes. En effet, on y apprend que « l’exposition quotidienne des nourrissons aux isoflavones [protéines du soja] présents dans les laits maternisés est 6 à 11 fois plus importante, proportionnellement au poids, que la dose ayant des effets hormonaux chez les adultes consommant du soja. Les concentrations en isoflavones circulant chez les sept nourrissons nourris avec un lait maternisé à base de soja étaient de 13 000 à 22 000 fois plus élevées que les concentrations du plasma sanguin en œstradiol durant les premières années de vie, et peuvent être suffisantes pour induire des perturbations biologiques, alors que l’apport en isoflavones issus du lait maternel ou du lait de vache est négligeable ».

Selon d’éminents spécialistes [4], les isoflavones peuvent, à terme, induire une absence d’ovulation. De même, ils peuvent générer l’apparition de cellules cancéreuses. Enfin, ils sont susceptibles d’induire de l’hypothyroïdie.

 

La fermentation lactique, un processus nécessaire

Les pro-soja invoquent souvent un argument qui, objectivement, ne se vérifie pas. En effet, il est désormais coutume de justifier la consommation occidentale de soja en se basant sur le modèle asiatique, et notamment le modèle chinois. L’idée selon laquelle les chinois en mangent de grandes quantités, depuis des millénaires, est toutefois illusoire. En parcourant les écrits historiques, on se rend compte qu’ils ne mangent que de petites quantités de soja depuis l’an 1 100 av. J-C [5].

Depuis cette date, ils ont découvert comment libérer les fèves de soja de leurs effets toxiques pour l’humain grâce à un simple procédé : la lacto-fermentation (ou fermentation lactique). Il s’agit d’un mode de fermentation induisant la formation d’acide lactique. Cet acide lactique ne peut se former qu’en présence de glucides ainsi que de bactéries spécifiques (les ferments lactiques). Ensuite, l’acide lactique nouvellement créé génère une acidification du milieu. Cela permet l’élimination d’autres bactéries, possiblement pathogènes [6].

Il est bon de garder à l’esprit que les chinois utilisent le soja non pas comme aliment, mais bien comme condiment. Enfin, les aliments modernes à base de soja sont non-fermentés, ce qui dénature donc les protéines et favorise l’apparition de carcinogènes.

D’après les éléments susmentionnés, on peut dire que les aliments les moins nocifs à base de soja sont issus du soja fermenté. Voici une liste non-exhaustive : le miso, le natto, le tamari et le tempeh. Bien sûr, il va de soi qu’ils doivent être de qualité biologique et dépourvus d’OGM.

 

Des problèmes de santé variés liés au soja

Concernant les nourrissons, sachez qu’un bébé nourri au lait maternisé à base de soja ingère l’équivalent de 5 pilules contraceptives par jour [7], du point de vue des phyto-œstrogènes. Dès lors, cela entraîne une puberté bien plus précoce chez les filles. A l’inverse, la puberté est, de fait, bien plus tardive chez les garçons.

Pour l’Homme, quel qu’il soit, le soja est goitrogène [8]. Autrement dit, le soja est le leader des aliments risquant de provoquer le goitre. Pour ceux qui l’ignore, le goitre est une augmentation (visible) de volume  de la glande thyroïde. Cette affection, méconnue mais pourtant fréquente, touche entre 200 et 800 millions de personnes [9] dans le monde. A un niveau très simple, les aliments goitrogènes empêchent l’assimilation de l’iode par la thyroïde.

Le soja étant une légumineuse, il n’échappe à la règle de l’acide phytique. En cela, nous vous invitons à lire notre précédent article intitulé « Acide phytique : une substance au cœur des carences modernes » [10]. S’il n’est pas fermenté, alors le soja ingéré agira comme un chélateur de minéraux dans votre organisme. Ayant déjà traité le sujet, nous vous laissons le soin de vous en référer audit article.

Enfin, le soja, comme d’autres légumineuses, contient des inhibiteurs de trypsine. Cette dernière est une enzyme digestive contenue dans le suc pancréatique, qui aide à la digestion des protéines. Un manque de trypsine entraine des crampes d’estomac, des diarrhées et des saignements. Cela ouvre également la voie à de futurs problèmes pancréatiques [11].

 

Un allergène reconnu

Parmi les trois plus grands allergènes alimentaires, on retrouve évidemment le soja. Il faut savoir que les fèves de soja crues sont les plus allergisantes. Au contraire, les aliments à base de soja lacto-fermenté, énumérés précédemment, sont les moins allergènes [7].

De plus, sachez que l’arachide (cacahuètes) et le soja partagent des liens familiaux puisque membres de la même famille botanique. Généralement, les enfants allergiques à l’arachide le sont aussi au soja, ou risquent de le devenir [12].

Préférez au lait de vache et à la boisson végétale à base de soja des laits d’amande, de noix de coco ou de chanvre. Toutefois, vous connaissez également notre position défavorable aux boissons végétales. Si ce n’est pas encore le cas, référez-vous en à notre article « Boissons végétales : entre tromperie et escroquerie » [13].

 

Conclusion

Lors du colloque « Octobre rose », de 2008, portant sur le cancer du sein, un membre de l’Académie de médecine s’est insurgé contre le soja. J-M Bourre a ainsi déclaré que : « ce n’est qu’un liquide blanc, un Canada Dry de lait, qui ne contient ni calcium ni oligoéléments. II est strictement contre-indiqué pour les enfants » [14].

En outre, il explique que « le lait de soja est une escroquerie nutritionnelle, bourrée de phyto-oestrogènes similaires à l’oestradiol, hormone féminine, qui sont des perturbateurs hormonaux favorisant le développement des cancers hormono-dépendants ».

Ainsi, comme vous l’avez compris, mieux vaut laisser le soja de côté. Toutefois, en cas de volonté d’en consommer, privilégiez-le BIO et lacto-fermenté.

 

Merci à tous pour votre soutien et prenez soin de vous. A bientôt.

 

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Sources :

[1] U.S. Soybean Export Council, How the global oilseed and grain trade work, 2011
[2] FDA, GRAS Notices, <https://www.accessdata.fda.gov/scripts/fdcc/?set=GRASNotices>
[3] The Lancet (Vol. 350 No. 9070), Exposure of infants to phyto-oestrogens from soy-based infant formula,  p.23-27, 05 juillet 1997
[4] Gil Rivière-Wekstein, Soja, la fin d’un mythe, <https://agriculture-environnement.fr/dossiers/sante/article/soja-la-fin-d-un-mythe>, 21 août 2006.
[5] North Carolina Soybean Producers Association, History of Soybean, <http://ncsoy.org/media-resources/history-of-soybeans/>, 2 octobre 2016
[6] Wikipédia, Fermentation Lactique, <https://fr.wikipedia.org/wiki/Fermentation_lactique>
[7] Jane Phillimore, Soya-bean crisis, <https://www.theguardian.com/theobserver/2000/aug/27/life1.lifemagazine6>, 27 août 2000
[8] Anthony Barnett, They hailed it as a wonderfood, <https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2004/nov/07/foodanddrink.features7>, 7 novembre 2004
[9] Dictionnaire, <http://it.dictionnaire.education/fr/goitre>, 2017
[10] Kristen Michaelis, Dangers of Soy, <http://www.foodrenegade.com/dangers-of-soy/>, 15 janvier 2017
[11] Res Communis, Acide phytique : une substance au cœur des carences modernes, <https://www.rescommunis.net/acide-phytique-et-les-carences-modernes/>, 28 avril 2017
[12] Laurent Laloux, Séminaire Analyse des dangers. Quels dangers ?, <https://www.anses.fr/fr/system/files/PQH-Co-100401P01.pdf>
[13] Res Communis, Boissons végétales : entre tromperie et escroquerie, <https://www.rescommunis.net/boissons-vegetales-entre-tromperie-et-escroquerie/>, 21 mai 2017
[14] Le Parisien, Le soja accusé de favoriser le cancer du sein, <http://www.leparisien.fr/societe/le-soja-accuse-de-favoriser-le-cancer-du-sein-15-10-2008-276685.php>, 15 octobre 2008

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