Ionisation : la fabrique des aliments morts

Bonjour,

Avez-vous déjà entendu parler d’ionisation ou d’irradiation des denrées alimentaires ? Si c’est le cas, savez-vous réellement en quoi consiste ce procédé ? Là, il est probable que vous l’ignoriez. Bien que rendue totalement anecdotique, la ionisation est pourtant très loin d’être un ami pour votre santé. Si tout se conserve si miraculeusement bien, notamment concernant les fruits et légumes, il y a une raison. En plus d’être bourrés de pesticides et d’être OGM, on achève littéralement les aliments du 21ème siècle avant leur mise en rayon.

Dépourvus de leurs nutriments, et donc de leur intérêt nutritionnel, Res Communis enquête aujourd’hui sur ce qu’on peut appeler « la fabrique des aliments morts ».

 

Ionisation (ou irradiation), qu’est-ce que cela sous-entend ?

Au fondement, ioniser des aliments c’est les exposer à des rayonnements ionisants dans le but de réduire le nombre de micro-organismes qu’ils sont susceptibles de contenir. Par définition, un rayonnement ionisant est capable de fournir suffisamment d’énergie à la matière qu’il traverse pour en modifier sa structure interne.

Ioniser des aliments, c’est les soumettre à l’un de ces trois traitements :

  • Rayons X
  • Rayons Gamma (utilisation du cobalt 60 ou du césium 137)
  • Faisceau d’électrons

Différente de la stérilisation, qui vise à détruire la totalité des germes, l’irradiation est sensée être utilisée pour éradiquer certains micro-organismes et bactéries bien précis. Un des premiers problèmes est que l’on sait d’emblée qu’il existe des souches très résistantes à la radioactivité – on dit qu’elles sont radio-résistantes -.

On utilise ainsi cette pratique douteuse pour retarder le mûrissement des fruits, pour annihiler le processus de germination des légumes, pour éradiquer les bactéries responsables du pourrissement ou les insectes sur les aliments.

Ce que vous ne savez probablement pas, c’est que le lobby agro-alimentaire et certaines organisations (ex : OMS) font pression pour universaliser et banaliser l’irradiation des aliments.

 

Irradiation des aliments, attention danger !

Indéniablement, ce procédé physique dégrade totalement la qualité des aliments qui y sont soumis. En outre, la modification génétique induite au sein même de l’aliment ionisé fait parfois naître des composés chimiques cancérigènes.

En agriculture biologique, tous niveaux de certifications compris, les traitements ionisants sont scrupuleusement interdis en vertu de l’article 10 du règlement européen (CE) N°834/2007 datant du 28 juin 2007. « Le traitement des denrées alimentaires ou des aliments pour animaux biologiques ou de matières premières utilisées dans les denrées alimentaires ou dans les aliments pour animaux biologiques par rayonnements ionisants est interdit. »

Pour revenir aux aliments « conventionnels » irradiés, sachez que l’on peut voir apparaitre dans ceux-ci des composés nommés cyclobutanones, causant effectivement des dommages aux cellules et aux gènes (cyto- géno-toxicité). Du benzène et même du toluène apparaissent fréquemment lors de l’irradiation des aliments. Comme vous le savez peut-être, ces composés sont connus pour induire l’apparition de cancers et des maladies cardio-vasculaires.

 

Un rapport d’études fracassant, signé Samuel S. Epstein et Wenonah Hauter

Un article paru dans l’IJHS (International Journal of Health Services), pages 187 à 192 du Volume 31, en 2001 fait un état des lieux absolument consternant des perturbations générées par l’irradiation sur les aliments. Il est intitulé « Éviter l’intoxication alimentaire pathogène : l’assainissement mais pas l’irradiation ».

Les deux premières phrases d’avant-propos mettent de suite dans l’ambiance. En effet, il y est dit que : « l’intoxication alimentaire d’origine bactériologique peut être aisément évitée par des mesures sanitaires élémentaires plutôt que par des techniques de radiation ultra-dangereuses ».

Dans le 3ème paragraphe, on apprend que : « la viande irradiée est un produit tout à fait différent de la viande cuite. Que la viande soit irradiée par des accélérateurs linéaires [faisceau d’électrons] ou par des isotopes radioactifs [rayons X ou gamma], la radiation ionique résultante produit des radicaux libres et des peroxydes hautement réactifs à partir des graisses insaturées. Les analyses de l’US Army en 1977 ont révélé des différences majeures entre les composants chimiques volatiles formés pendant l’irradiation et pendant la cuisson de la viande. Les niveaux de benzène carcinogène trouvés dans la viande irradiée étaient des dizaines de fois supérieurs à ceux trouvés dans la viande cuite ».

Enfin, dans le 7ème paragraphe, les auteurs expliquent que : « l’irradiation des aliments entraîne une énorme perte en micronutriments, et surtout en vitamines. Comme annoncé par le Service de Recherche Agricole de l’USDA, ces pertes sont accrues de façon synergiques par la cuisson, créant des aliments « sans calories » ; c’est une préoccupation majeure pour les populations sous-alimentées. »

 

Conclusion

Manger BIO est la clé. Même si, il est vrai, nous avons récemment montré que le BIO n’était pas exempt de tout reproche, il reste tout de même LA référence alimentaire du moment. En l’occurrence, ici, il ne fait plus l’ombre d’un doute que tous les aliments « conventionnels » sont des Armes de Destructions Massives (ADM). Non seulement ces derniers le sont par nature, car issus de sols stériles et OGM, mais ils le sont également par le processus de ionisation des aliments. Les aliments irradiés sont tout simplement impropres à la consommation et sont, à terme, complètement létaux.

 

Prenez soin de vous. A bientôt.

 

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11 réactions au sujet de « Ionisation : la fabrique des aliments morts »

  1. Ping Ionisation (ou irradiation), qu’est-ce que cela sous-entend ?…. – Les moutons enragés

  2. Claude Dufour Réponse

    De la merde, j’veux rien savoir de cette cochonnerie !

    • Res Communis Auteur ArticleRéponse

      Bonjour,

      Comme le disait Simone de Beauvoir, « le principal fléau de l’humanité, ce n’est pas l’ignorance mais le refus de savoir ». Nous sommes tout à fait d’accord avec vous sur le fait que l’irradiation est ultra-dangereuse.

      Toutefois, Res Communis existe pour informer les populations sur des faits alimentaires bien réels. Malheureusement, l’irradiation est au cœur de la tourmente nutritionnelle … et cela ne risque pas d’aller en s’arrangeant.

      Bien à vous,

      Res Communis

  3. Alain Réponse

    Bonjour,

    Une liste des aliments systématiquement irradiés serait la bienvenue.
    Le procédé est très utilisé aux usa,certains consommateurs y voient mêmes un « progrès » !
    un reportage est sur youtube; à ma connaissance, seraient concernés, les épices, les fruits et légumes tropicaux (ils ne murissent plus et au bout d’un certain temps se gâtent) la viande également.
    L’alternative : vous le dites : le bio ou le potager individuel ( en évitant les semences bio « F1 » elles sont mutées je crois, mais j’ignore le procédé. Si quelqu’un a plus d’info : merci.
    Voir également le site : le « potager du paresseux » did67.
    Merci pour votre article, il faut attirer l’attention, faire prendre conscience des dangers du « progrès ».

    • Res Communis Auteur ArticleRéponse

      Bonsoir,

      Tout d’abord, merci pour votre commentaire.

      Ensuite, comme le disait si bien A. Einstein, « le progrès technique est comme une hache qu’on aurait mis dans les mains d’un psychopathe ». Tant qu’il existera des enfants malheureux et des populations exploitées, la notion de progrès n’a pas le moindre sens.

      Concernant les semences hybridées F1, il y aura un article sur elles dans un futur peu lointain. Il existe également certaines subtilités à l’égard de ces dernières et Res Communis sera là pour vous les présenter.

      A très bientôt.

      Bien à vous,

      Res Communis

  4. Amourdelaterre Réponse

    Irradiation des aliments : quels produits sont concernés ?
    Les produits qui peuvent être légalement irradiés en France.

    Liste obligatoire de l’Union Européenne :
    • les herbes aromatiques,
    • les épices,
    • les condiments.

    Liste spécifique à la France :
    • l’oignon,
    • l’ail,
    • l’échalote,
    • les légumes et fruits secs,
    • les flocons et germes de céréales pour produits laitiers,
    • la farine de riz,
    • la gomme arabique,
    • la volaille,
    • les cuisses de grenouilles congelées,
    • le sang séché et le plasma,
    • les crevettes,
    • l’ovalbumine (additif alimentaire),
    • la caséine et les caséinates (additifs alimentaires).

    La commercialisation illégale d’aliments irradiés :

    Selon un rapport de la Commission Européenne, en 2002, 2,7% des 5000 échantillons testés dans plusieurs pays de l’UE étaient irradiés et non étiquetés comme tels. Certaines catégories d’aliments sont particulièrement touchés, par exemple, toujours selon ce rapport, 29% des compléments alimentaires étaient irradiés, alors même que ces produits sont censés être bénéfiques pour la santé !
    Les produits « à risque » sont les produits fragiles à haute valeur ajoutée : l’irradiation coûte cher, c’est pourquoi les salades ou les pommes de terre sont peu susceptibles d’être irradiées.
    Gare aux champignons, fruits exotiques ou commercialisés hors saisons (fraises à Noël par exemple), crustacés et thé, notamment lorsque ces produits viennent de pays connus pour utiliser largement l’irradiation, tels le Brésil, le Ghana, l’Afrique du Sud, la Thaïlande ou les Philippines.
    Les herbes qui entrent dans la composition de plats préparés ou de certaines saucisses ou fromages sont aussi souvent irradiées et non indiquées.
    La viande rouge produite en Europe n’est « normalement » pas irradiée. Cependant, le boeuf fait partie, aux États-Unis, des aliments couramment irradiés. C’est un des aliments vis-à-vis duquel nous devons donc rester vigilants.

    L’étiquetage : une nécessité, pas une garantie :

    Il existe une obligation d’étiquetage pour les produits irradiés. Il doit être indiqué « traité par ionisation » ou « traité par rayonnements ionisants » sur l’emballage du produit. Cependant, cette règle n’est pas bien respectée, car il n’y a pas en France d’analyses pour vérifier que les produits vendus ne sont pas irradiés. De plus, beaucoup d’aliments irradiés ou d’aliments contenant des ingrédients irradiés sont vendus dans la restauration collective, où l’information est quasi nulle. Des analyses sur échantillons prélevés en supermarchés sont couramment pratiquées chez nos voisins européens, pourquoi pas en France ? En outre, il est nécessaire d’effectuer des enquêtes régulières sur les aliments importés, notamment en provenance des pays qui disposent de nombreuses centrales d’irradiation des aliments (Brésil, Etats-Unis, Afrique du Sud, Ghana, Thaïlande…).

    • Res Communis Auteur ArticleRéponse

      Bonsoir,

      Effectivement, un grand flou persiste concernant le contrôle des aliments irradiés. A vrai dire, cela fait les affaires des grandes corporations du lobby agro-alimentaire. Elles irradient beaucoup plus les aliments que ce qu’elles prétendent.

      Merci pour votre commentaire.

      Bien à vous,

      Res Communis

  5. Ping Ionisation (ou irradiation), qu’est-ce que cela sous-entend ?…. – Le Monde...

  6. Dany Réponse

    Toutes les eaux en bouteille sont irradiées, même la Mont Roucous; sauf si elle est vendue en boutique diététique et dans ce cas-là, elle porte un autre nom…

    • Res Communis Auteur ArticleRéponse

      Bonjour,

      Les eaux vendues en magasin BIO ne sont pas irradiées. La Mont-Roucous, proche dérivé de la Rosée de la Reine, est effectivement introuvable dans ces magasins car elle n’en respecte pas les conditions d’entrée.

      Pour en comprendre davantage sur le « business de l’eau » et les solutions à y apporter, Res Communis vous invite à acquérir son e-book intitulé : « L’eau, cet élément vital tant négligé ».

      Bien à vous.

      Res Communis

  7. Ping Sucre : un poison à l'origine de nombreux problèmes de santé | Res Communis

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