Équilibre acido-basique : au cœur de l’alimentation

Bonjour,

S’il est vrai que notre mode de vie ainsi que nos habitudes alimentaires se dégradent de plus en plus, un autre élément essentiel (souvent négligé) se détériore également : l’équilibre acido-basique. Les produits raffinés, le sel, les conserves, les biscuits et gâteaux en tout genre, les céréales, les laitages, les viandes, l’alcool, etc… acidifient beaucoup trop le corps, si bien que son métabolisme se détériore très vite.

L’alimentation moderne se veut très acidifiante, avec des assiettes remplies de viandes, de céréales combinées avec de la sauce et une bonne dose de sel. Pour certains, cette représentation pourrait paraître excessive mais elle est pourtant justifiée. Le corps n’est pas fait pour assimiler une alimentation « morte ». S’il a besoin d’un certain équilibre entre acides et bases (proche de la neutralité, c’est-à-dire pH=7) pour fonctionner de manière adéquate, cette alimentation acidifiante ruine tout espoir d’équilibre du terrain acido-basique.

 

Le Dr O. Warburg, un médecin de génie !

Le Dr O.Warburg – médecin, biochimiste et physiologiste allemand -, lauréat du Prix Nobel de physiologie (cellulaire) ou médecine en 1931, a consacré la majeure partie de sa vie à étudier et analyser LA cause du cancer. [1]

Il découvrit, en 1921, que le cancer résulte d’une acidité trop importante dans le corps. Selon lui, le pH (Potentiel Hydrogène) du corps devient acide en-dessous d’un certain seuil qu’il définit comme étant égal à 7,37. Ainsi, on définit l’échelle pH de Warburg comme suit :  pH < 7,37 ⇒ acide    ;     pH = 7,37 ⇒ neutre     ;     pH > 7,37  ⇒ basique [2]

Après avoir étudié en détail le métabolisme des tumeurs (c’est-à-dire leur manière de  proliférer) et la respiration cellulaire, O.Warburg découvrit que la naissance et la prolifération des cellules cancéreuses ne pouvait s’effectuer que dans un terrain acide (ici, pH < 6,0) à cause de la production d’acide lactique et d’une concentration importante en dioxyde de carbone (CO2). Grâce à ses recherches, il savait dès lors pertinemment qu’une  relation directe entre le pH et l’oxygénation des cellules existait. Plus le pH est élevé (pH > 7,37) et plus la concentration en molécules d’oxygène est élevée, et inversement concernant un pH faible (pH < 7,37). O.Warburg a compris quelque chose de décisif : la santé des cellules contenues dans notre corps est directement liée au taux d’oxygène qu’elles contiennent. C’est cette découverte qui lui a valu l’attribution du Prix Nobel en 1931. [3]

Il a déclaré: « les tissus cancéreux sont acides, alors que les tissus sains sont alcalins. L’eau se divise en ions H+ et OH-, s’il y a un excès d’ions H+, c’est acide ; s’il y a un excès d’ions OH-, alors c’est alcalin. »

Tout au long de son fameux ouvrage « Le métabolisme des tumeurs », il a démontré que : « toutes les cellules normales ont un besoin absolu d’oxygène, mais les cellules cancéreuses peuvent vivre sans oxygène, c’est une règle sans exception. Privez une cellule de 35% de son oxygène pendant 48 heures, elle pourra devenir cancéreuse. »

Le Dr Warburg a indubitablement prouvé que la première cause du cancer est un manque d’oxygène, ce dernier créant un état acide dans le corps humain. Le Dr Warburg a ainsi découvert que les cellules cancéreuses sont ne peuvent qu’exister dans un milieu pauvre en oxygène, c’est-à-dire un milieu acide. Or, plus le corps est alcalin et plus le taux d’oxygène dans les cellules augmente. [4]

Le pH, indicateur de bonne santé ?

Puisque les êtres humains sont constitués d’environ 70% d’eau, le pH a des effets conséquents sur la biochimie, la santé et … les cancers. Les mécanismes naturels tels que la circulation sanguine, la respiration, la digestion, etc… sont des mécanismes régulateurs ayant pour objectif d’équilibrer le pH, tout en éliminant les résidus acides contenus dans le corps. Dans le cas d’un pH trop acide (voire trop alcalin), les cellules s’empoisonnent elles-mêmes avec leurs propres déchets toxiques et meurent. Si un pH est déséquilibré pendant une période trop longue, alors certains fonctionnements cellulaires vitaux tels que les battements de cœur ou les connexions entre les neurones du cerveau peuvent cesser.

Sachant désormais qu’acidité et manque d’oxygène sont les deux facteurs causant le cancer, on possède désormais les clés pour inverser, réduire et annihiler le processus du cancer. Toutefois, le pH étant une puissance de 10, la moindre différence concernant le pH génère des différences conséquentes en termes d’ions OH-. Autrement dit, le pH d’un sang égal à 7,45 contient 65% plus d’oxygène qu’un sang au pH égal à 7 !

Le corps des patients en phase terminale d’un cancer est souvent plus de 1 000 fois plus acides qu’il ne devrait l’être. En effet, on y constate généralement un pH compris entre 4,5 et 6,0 ! [5] Il est donc aisé de comprendre à quel point l’oxygénation est nécessaire et vitale au niveau cellulaire. De surcroît, il a été établit que le glucose fermentait et se transformait en acide lactique en l’absence d’oxygène, cela qui diminue le pH des cellules. Lorsque le cancer se mue en métastases, le pH chute encore davantage.

 

Quelle alimentation adopter pour rétablir ou améliorer notre équilibre acido-basique ?

Comme vous l’aurez certainement compris, l’alimentation est le régulateur de notre équilibre acido-basique, ce dernier régulant lui-même notre fonctionnement interne et externe.

Pour (re)trouver la voie d’un corps sain, alcalin et en bonne santé, il faut consommer des aliments et de l’eau ayant un effet alcalin pour le corps. Concernant les eaux, privilégiez les eaux de sources trouvables en magasin bio et je vous invite à consulter mon article sur les dangers de l’eau et les solutions envisageables. Concernant les aliments, exigez une alimentation « vivante » principalement constituée de fruits et légumes.

Voici un tableau des indices PRAL (Potential Renal Acid Load = Charge acide rénale potentielle) répertoriant les aliments acides (avec un « A ») et alcalins (avec un « B ») pour l’organisme, basé sur les résultats publié par T.Remer & F.Manz en 1995. [6]

Aliments PRAL*
* charge acide rénale potentielle (en mmol/100g)
 

Boissons

 
Jus de pomme nature, sans sucre ajouté B -2,2
Bière pression B -0,2
Bière blonde A 0,9
Bière brune B -0,1
Jus de betterave B -3,9
Jus de carotte B -4,8
Coca-Cola A 0,4
Cacao réalisé avec du lait demi-écrémé B -0,4
Thé infusé pendant 5 minutes B -1,4
Café Expresso B -2,3
Thé aux fruits infusé pendant 5 minutes B -0,3
Jus de raisin sucré B -1,0
Jus de raisin nature, sans sucre ajouté B -1,0
Thé vert infusé pendant 5 minutes B -0,3
Thé à l’herbe B -0,2
Jus de citron B -2,5
Eau minérale Apollinaris (Allemagne) B -1,8
Eau minérale Volvic (France) B -0,1
Jus d’orange nature, sans sucre ajouté B -2,9
Vin rouge B -2,4
Thé indien infusé pendant 5 minutes B -0,3
Jus de tomate nature, sans sucre ajouté B -2,8
Jus de légumes (tomate, betterave, carotte) B -3,6
Vin blanc sec B -1,2

 

Oléagineux

   
Noisettes B -2,8
Cacahuètes A 8,3
Pistaches A 8,5
Amandes douces A 4,3
Noix A 6,8

 

Graisses et Huiles

   
Beurre A 0,6
Margarine B -0,5
Huile d’olive N 0,0
Huile de graines de tournesol N 0,0

 

Herbes et vinaigres

   
Vinaigre de pomme B -2,3
Basilic B -7,3
Ciboulette B -5,3
Persil B -12,0
Vinaigre balsamique B -1,6

 

Légumes

   
Asperges B -0,4
Brocolis verts B -1,2
Choux de Bruxelles B -4,5
Carotte B -4,9
Chou-fleur B -4,0
Céleri B -5,2
Endive B -2,0
Concombre B -0,8
Aubergine B -3,4
Fenouil B -7,9
Ail B -1,7
Cornichon au vinaigre B -1,6
Chou kale B -7,8
Chou rave B -5,5
Mâche B -5,0
Poireau B -1,8
Salade B -2,5
Laitue B -1,6
Champignons B -1,4
Oignons B -1,5
Poivron (doux) vert B -1,4
Patates B -4,0
Radis rouge B -3,7
Roquette B -7,5
Choucroute B -3,0
Soja  B -3,4
Lait de soja B -0,8
Épinards B -14,0
Tofu B -0,8
Tomate B -3,1
Courgette B -4,6

 

Fruits

   
Pommes B -2,2
Abricots B -4,8
Bananes B -5,5
Cassis B -6,5
Cerises B -3,6
Figues séchées B -18,1
Pamplemousse B -3,5
Raisin B -3,9
Kiwi B -4,1
Citron B -2,6
Mangue B -3,3
Orange B -2,7
Pêche B -2,4
Poire B -2,9
Ananas B -2,7
Raisins secs B -21,0
Fraises B -2,2
Pastèque B -1,9

 

Pâtes

   
Macaroni A 6,1
Nouilles  A 6,4
Pâtes alsaciennes A 9,4
Spaghetti de farine blanche A 6,5
Spaghetti complètes A 7,3

 

Pains

   
Pain de seigle A 4,1
Pain complet / intégral A 1,8
Pain blanc A 3,7
Pain de plusieurs farines (seigle, orge, …) A 5,3
Pain croustillant à base de seigle A 3,3
Pumpernickel = pain noir A 4,2
Biscotte A 5,9

 

Légumineuses

   
Haricots verts B -3,1
Lentilles vertes et oranges cuites A 3,5
Petits pois A 1,2

 

Douceurs

   
Chocolat noir A 0,4
Chocolat au lait A 2,4
Miel B -0,3
Crème glacée à la vanille (lait) A 0,6
Sorbet B -0,6
Quatre-quarts A 3,7
Marmelade B -1,5
Crème glacée aux noisettes et nougat  B -1,4
Sucre brun / Sucre roux B -1,2
Sucre blanc N 0,0

 

Viandes

   
Viande maigre A 7,8
Blanc de poulet A 8,7
Viande de bœuf en conserve A 13,2
Canard maigre A 4,1
Saucisses de Francfort A 6,7
Oie maigre A 13,0
Agneau maigre A 7,6
Foie de veau A 14,2
Saucisses au pâté de foie A 10,6
Saucisson A 10,2
Foie de génisse A 15,4
Foie de cochon A 15,7
Saucisse de porc A 7,0
Porc maigre A 7,9
Lapin maigre A 19,0
Rumsteck maigre ou gras A 8,8
Salami A 11,6
Dinde A 9,9
Filet de veau A 9,0

 

Prenez soin de vous. A bientôt.

 

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Sources :

[1] The Nobel Foundation, Otto Warburg – Biographical, <http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/medicine/laureates/1931/warburg-bio.html>, 2017
[2] P.Swietach & R. D. Vaughan-Jones, The chemistry, physiology and pathology of pH in cancer (2. Low micro-environmental O2 tension and pH as hallmarks of cancer), <https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24493747>, 3 février 2014
[3] M.G. Vander Heiden, L.C. Cantley & C.B. Thompson, Understanding the Warburg Effect: The Metabolic Requirements of Cell Proliferation (Proliferating Mammalian Cells Exhibit Anabolic Metabolism),<https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2849637/>, 22 mai 2009
[4] Med Sci (Paris), L’effet Warburg : De la théorie du cancer aux applications thérapeutiques en cancérologie, <https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2013/11/medsci20132911p1026/medsci20132911p1026.html>, 20 novembre 2013
[5] Comité rédactionnel de Silver47.eu, L’équilibre Acide/Alcalin, pilier de la santé, <http://www.silver47.eu/acidesbases.html>, 4 mars 2016
[6] T. Remer & F. Manz, Potential real acid load of foods and its influence on urine pH, <http://www.direct-ms.org/pdf/NutritionGeneral/Remer%20and%20Manz%20Acid%20Base.pdf>, vol. 95 No. 7, juillet 1995

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