Édulcorants intenses : ces substituts au sucre à éviter à tout prix

Bonjour,

Les sujets liés au sucre font toujours couler beaucoup d’encre. Toutefois, vous ne le voyez quasiment plus figurer sur la liste des ingrédients industrialisés, pour des soi-disant raisons de santé. Avec l’abondance des produits dits « sans sucre », beaucoup de personnes n’ont toujours pas pris conscience des réels enjeux se cachant derrière cette mention. Le plus navrant, dans tout cela, est que le sucre a été remplacé par des substituts, appelés édulcorants intenses, dont la nocivité pour l’humain est bien pire que celle attribuée au sucre lui-même.

Enquête sur un sujet encore bien trop tabou…

 

Les édulcorants « intenses » par la définition

Pour comprendre exactement l’objet de notre propos d’aujourd’hui, rien de mieux que d’en revenir à sa définition.

Selon l’encyclopédie Larousse Médical, « les édulcorants sont utilisés comme additifs alimentaires ou comme ingrédients pour donner une saveur sucrée aux aliments, comme excipients pour faciliter l’administration de médicaments, comme substituts du sucre dans le traitement de divers troubles nutritionnels (diabète, obésité, etc.). Ces substances se caractérisent par leur pouvoir sucrant, lequel est défini par rapport à celui du saccharose (valeur = 1) ». [1]

Or, l’intérêt du jour porte surtout sur une sous-catégorie d’édulcorants : les « intenses ».

D’après le Pr Van de Weghe, « les édulcorants intenses (EI) ont un pouvoir sucrant très élevé par rapport au saccharose (jusque 2000 à 3000 fois plus sucrant) et ont une valeur énergétique pratiquement nulle. Leur incorporation dans une préparation alimentaire représente une charge pondérale infime ». [2]

 

Un pouvoir sucrant absolument démesuré

Sans nécessairement en avoir conscience, vous ingérez probablement au quotidien plusieurs de ces édulcorants intenses. En effet, le boum des produits « sans sucre » a été tel qu’il est désormais impossible de ne pas croiser cette mention à tous les coins de supermarché.

Les édulcorants intenses, remplaçant donc le sucre, sont les suivants : acésulfame K (E950), aspartame (E951), cyclamate (E952), saccharine (E954), sucralose (E955), thaumatine (E957), glycyrrhizine (E958), néohespéridine dihydrochalcone (E959), glycosides de stéviol (stévia) (E960), néotame (E961), sel d’aspartame-acésulfame (E962)

Pour le besoin, Res Communis a confectionné un tableau récapitulatif des édulcorants intenses (EI). Ce dernier fait état du pouvoir sucrant de chacun d’entre eux. En outre, on retrouve les principaux produits dans lesquels ils sont utilisés. Enfin, la sensibilité des EI à la chaleur (ou thermo-sensibilité) est également indiquée.

 

 

Des rapports d’études scientifiques biaisés

Vous rappelez-vous du premier article publié sur Res Communis ? Si tel n’est pas le cas, voici un petit rappel. Cet article est intitulé « Un grand nombre de publications [scientifiques] est incorrect » et témoigne des conflits d’intérêts entre la recherche scientifique et les lobbies (ou investisseurs). Traduit d’un article en anglais de Richard Horton, rédacteur en chef de The Lancet, les propos qui y sont tenus rejoignent ceux, ci-dessous, d’une chercheuse émérite vis-à-vis de l’objectivité des données publiées.

En effet, dans une étude scientifique indépendante menée par K. R. Tandel et publiée en 2011, des faits intrigants sont une nouvelle fois révélés. Elle annonce ainsi explicitement que : « outre leurs avantages, les études sur les animaux ont prouvé de façon convaincante que les édulcorants artificiels provoquent un gain de poids, des tumeurs cérébrales, un cancer de la vessie et de nombreux autres risques pour la santé. Certains effets secondaires liés à la santé, y compris la cancérogénicité, sont également observés chez les humains. Un grand nombre d’études ont été menées sur ces substances avec des conclusions allant de « sûr dans toutes les conditions » à « dangereux à toute dose ». Les scientifiques sont divisés dans leur point de vue sur la question de la sécurité des édulcorants artificiels. Dans les publications scientifiques et laïques, les études de soutien sont souvent largement référencées alors que les résultats opposés sont déphasés ou rejetés » [3].

 

Nombre d’études scientifiques indépendantes contre l’usage des édulcorants intenses

« Malgré son utilisation répandue, l’édulcorant artificiel ‘aspartame’ reste l’un des additifs alimentaires les plus controversés, en raison de preuves mitigées de ses effets neuro-comportementaux. […] Avec des régimes à forte teneur en aspartame, les participants étaient beaucoup plus irritables, présentaient un caractère dépressif et ont eu des plus mauvais résultats lors des tests d’orientation spatiale. Étant donné que le niveau d’admission testé était bien inférieur au niveau d’absorption quotidien maximal acceptable de 40 à 50 mg/kg de poids corporel/jour, une attention particulière doit être retenue lorsque vous consommez des produits alimentaires susceptibles d’affecter la santé neuro-comportementale ». [4]

« […] Alors que les gens choisissent souvent des produits « diététiques » ou « lights » pour perdre du poids, des études scientifiques suggèrent que les édulcorants artificiels peuvent contribuer à la prise de poids ». [5]

« La substitution des édulcorants artificiels au saccharose dans les boissons alcoolisées mixtes peut avoir un effet marqué sur la vitesse à laquelle se vide l’estomac et le taux d’alcoolémie dans le sang ». [6]

« La consommation de soda a été associée à une mauvaise santé osseuse chez les enfants, mais peu d’études ont examiné cette relation chez les adultes. […] En conclusion, nous avons montré qu’une consommation accrue de soda était associée à un risque modéré de fracture de la hanche chez les femmes. […] ». [7]

« […] une consommation de soda, artificiellement sucré, supérieure ou égale à 2 portions par jour est significativement associée à une diminution plus rapide de la fonction rénale chez les femmes âgées ayant une fonction préservée des reins. […] ». [8]

« La consommation de soda diététique au moins quotidiennement est associée à des risques significativement plus importants d’incidents liés au syndrome métabolique et au diabète de type 2 ». [9]

 

Conclusion

Le constat est sans appel. Le sucre disparait de plus en plus au profit de produits alimentaires artificiellement sucrés et hautement toxiques pour le corps. Et, comme d’habitude, les grands perdants sont ceux qui consomment ce nouveau genre de poisons. La stigmatisation et la culpabilisation, liées à la consommation de sucre, faites auprès des populations est désormais insoutenable et détruit nombre de vies.

Les gens sont perdus et ce ne sont pas ces sucres artificiels qui vont aider à rétablir la cohérence alimentaire. A tous ceux qui se demandent encore quoi prendre en remplacement du sucre industrialisé ou des produits « lights », nous vous invitons à consulter notre article intitulé Sucre : un poison à l’origine de nombreux problèmes de santé.

 

Merci à tous pour votre soutien et prenez soin de vous. A bientôt.

 

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Sources :

[1] Larousse médical, Édulcorants, <http://www.larousse.fr/encyclopedie/medical/%C3%A9dulcorant/12695>
[2] Pr. P. Van De Weghe, Les additifs alimentaires (Nutraceutique – L3), <http://blogperso.univ-rennes1.fr/pierre.van-de-weghe/public/Cours_L3_nutraceutique_-_additifs_alimentaires.pdf>, 2011-2012
[3] K.R. Tandel, Sugar substitutes: Health controversy over perceived benefits, <https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3198517/>, octobre 2011
[4] G.N. Lindseth & S.E. Coolahan, Neurobehavioral effects of aspartame consumption, <https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24700203>, 7 mars 2014
[5] Q. Yang, Gain weight by “going diet?” Artificial sweeteners and the neurobiology of sugar cravings, <https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2892765/>, juin 2010
[6] K.L. Wu & R. Chaikomin, Artificially sweetened versus regular mixers increase gastric emptying and alcohol absorption, <https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16945619>, septembre 2006
[7] T.T. Fung & M.H. Arasaratnam, Soda consumption and risk of hip fractures in postmenopausal women in the Nurses’ Health Study, <https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25099544>, 6 août 2014
[8] J. Lin & G.C. Curhan, Associations of Sugar and Artificially Sweetened Soda with Albuminuria and Kidney Function Decline in Women, <https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3022238/>, 6 janvier 2011
[9] J.A. Nettleton & P.L. Lutsey, Diet soda intake and risk of incident metabolic syndrome and type 2 diabetes in the Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis (MESA), <https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19151203>, 16 janvier 2009

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